Afrique

Nelson Mandela, un destin d’exception !

Nelson Mandela

Voilà déjà un an que vous nous avez quitté monsieur Mandela, homme philosophe au destin d’exception. Vous nous manquez, et vous laissez surtout un grand vide dans nos esprits…

L’ enfance heureuse de Madiba

Madiba, son nom tribal, était issu d’une famille de treize enfants, où il vécut une enfance paisible et heureuse. Ce qu’il aimait par-dessus tout, c’était les grands espaces, la nature et ses parents : « Ma mère était le centre de mon existence, et je me définissais à travers mon père ».

Savez-vous d’où vient le surnom de Nelson Mandela ? A son premier jour d’école, l’institutrice a donné à chacun des élèves un nom anglais. Ce serait apparemment une coutume chez les africains de cette époque.

Pour comprendre qui était Mandela, je vais vous parler de son père, Galda Henry Mphakanyiswa. Premier ministre de son clan en Afrique du Sud, il était une personnalité respectée de tous, un grand orateur, capable de captiver toutes ses assemblées.

Sa mère quant à elle était une femme forte, d’une bonté infinie, qui voulait le meilleur pour ses enfants. A la mort de son mari, elle demanda au chef de la tribu de devenir le tuteur officiel de son fils Nelson, afin qu’il le prenne sous son aile et s’occupe de son éducation.

Le destin de Nelson Mandela

Nelson Mandela dit un jour : « La souffrance des africains, ce n’est pas seulement qu’ils sont pauvres et que les blancs sont riches, mais bien que les lois qui sont faites par les blancs tendent à perpétuer cette situation. (…) »

Il a été comme vous le savez tous, l’un des dirigeants historiques de la lutte contre le « système politique institutionnel de la ségrégation raciale » plus communément appelé l’Apartheid. Il fut également Président de la République de l’Afrique du Sud  durant 5 années de 1994 à 1999.

Au cours son mandat, il essaya tant bien que mal de mener une politique de réconciliation entre les peuples noir et blanc : un combat sans relâche qu’il mena tout au long de sa vie.

Nelson Mandela et la désobéissance civile

Disciple de Gandhi et adepte de la « désobéissance civile », Nelson Mandela avoua un jour : « La résistance passive non-violente est efficace tant que notre adversaire adhère aux mêmes règles que nous. Mais si la manifestation pacifique ne rencontre que la violence, son efficacité prend fin. Pour moi, la non-violence n’était pas un principe moral mais une stratégie. Il n’y a aucune bonté morale à utiliser une arme efficace »

Au mois de mai 1961, il mena ardemment une campagne de sabotage contre les installations publiques et militaires, en faisant exploser des lieux symboliques de l’Apartheid, (bureaux de passeports, cour de justice…). Il est ensuite arrêté, puis condamné à perpétuité pour ses actes. Pour de nombreuses personnes, il fut considéré comme un terroriste, un rouge dans un monde bipolaire dominé par la volonté de l’Ouest de refouler « toute idée communiste ». Pour ‘autres, il devint le symbole de la lutte pour « l’égalité raciale », et bénéficie alors d’un soutien international croissant. Une lutte qui devint l’affaire de tous !

Pendant ses 27 années d’emprisonnement, Nelson Mandela n’a jamais fléchi ni manqué à sa foi. Malgré les difficultés de son incarcération, il refusa catégoriquement d’être libéré, afin de rester en totale cohérence avec ses convictions. Jamais il ne renonça à son combat, même pour sa liberté.

En 1993, âgé de 75 ans, Mandela reçu le prix Nobel de la paix, pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime de l’Apartheid, et travaillé pour une mise en forme d’une Afrique du Sud démocratique !

Nelson Mandela et la philosophie de l’Ubuntu

Selon Mandela, la philosophie de l’Ubuntu est « le chemin de la vie », elle sous-tend un concept d’une société plus ouverte, plus libre. Une philosophie africaine fondée sur l’éthique du solidarisme, reposant sur la relation à l’autre, ce qui revient à dire : « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». Une guerre éternelle entre la priorité à accorder au solidarisme ou à l’individualisme, et qui vient avant l’autre.

Être humain, c’est affirmer son altruisme, en reconnaissant celui des autres, c’est donc ce pour quoi Mandela a combattu toute sa vie. L’Ubuntu, plus qu’une philosophie, c’est une vision du monde, celle qui a permis de réconcilier le peuple sud-africain, d’éviter la rancœur post apartheid et surtout et surtout, de bâtir une nation arc-en-ciel. Dans son rapport au monde, la présence de l’autre détermine son action, pour Mandela, chaque citoyen se doit de prendre conscience de l’infinité de l’autre. Cette théorie est parfaitement antinomique avec l’ère dans laquelle nous évoluons : une société qui cultive l’individualisme, plus agressive, qui écoute peu…

Arrêtons-nous un instant sur le principe de la « Nation arc-en-ciel », une notion inventée par l’archevêque Desmond Tutu désignant l’espoir de voir construire une société où les groupes puissent cohabiter.

Du fond de sa cellule, Mandela a compris une chose essentielle : « Un bon chef n’impose pas plus son opinion, qu’il n’exige des autres qu’ils le suivent. Il écoute, il propose, puis il s’efforce de façonner les idées et orienter les gens vers une action, s’apparentant au jeune berger menant son troupeau depuis l’arrière. ».

Quelqu’un « d’Ubuntu » est une personne ouverte vers les autres, qui possède sa propre estime de soi, en acceptant ce que peuvent dire et penser les autres. Nelson Mandela était un homme d’une rare tolérance, c’est elle qui lui a permis d’être ce qu’il était : un homme juste, défendant jusqu’au bout ses convictions. Il a très vite compris que les communautés auxquelles ils s’adressaient étaient interdépendantes, et que la solution pour construire un avenir constructif par l’intégration de tous les sud-africains était « un projet commun », où tout le monde participerait.

Quand le sport peux faire changer le monde !

Pendant son mandat, Mandela se servit du rugby, particulièrement au moment de la coupe du monde pour véhiculer son idée de « fédérer la population ». Le rugby est un sport anglais, basé sur le principe même de l’Ubuntu : en coopérant, chaque joueur parvient à la victoire de l’équipe : 1+1=1. L’état d’esprit est le principe même du rugby, en acceptant l’entrée de joueurs noirs dans l’équipe, ils prouvent en gagnant, que ce sport solidaire est un pont entre les cultures tout simplement.

Aujourd’hui, l’Ubuntu est partout

Aujourd’hui, en informatique, on retrouve un système d’exploitation crée par Linux portant le nom d’Ubuntu. Le principe ? Mettre à disposition du monde entier toute une batterie de logiciels pour nos ordinateurs libres de droits, accessibles à tous et modifiables à souhait par les utilisateurs. C’est la licence régissant les logiciels qui est « Ubuntu », ainsi, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, sans aucune contrainte financière. De cette manière, chacun œuvre à l’amélioration du système.

Article rédigé par Jessie

Passionnée de voyages, d'aventures et d'écriture, Jessie aime découvrir le monde : Portugal, Espagne, Washington, Berlin, Londres. Elle a vécu notamment une année à Amsterdam, une ville où "il fait bon vivre". Journaliste sur MixCity Radio, elle nous entraine chaque semaine dans son univers du voyage : Christophe Colomb, la ville paillette "Los Angeles", les fêtes traditionnelles indiennes...


Je prends ma plus belle plume et j'ajoute un commentaire :





  1. Le 3/7/2015
    → Cineh

    Très bel hommage, bravo. <3

  2. Le 5/12/2015
    → Sébastien

    Merci ! :-)